L'Asticou 1807
Outaouais

© Bervil 1998, Luc Villemaire 1981

Une réalisation d'Alex B.-Villemaire
En Outaouais, il y avait une femme
La fille du chef de la tribu du pays
Deux guerriers s'entretuèrent pour être le choisi
Elle ne savait que faire, elle se noya une nuit
À toutes les pleines lunes, on l'entend chanter
Elle hante encore aujourd'hui le Lac des Fées.

En Outaouais, des batailles infâmes
Algonquins, Iroquois se disputaient le pays
Et le Blanc arriva sans que nul l'entendit
Il prit terres et rivières, repoussa les conquis
De l'arrière-pays, j'entends le loup hurler
Vous avais avertis, n'avez point écouté.

En Outaouais, pics, pelles, pioches et rames
Les draveurs arrivèrent pour dompter ce pays
Des pitounes en rivière, des bûcherons à petits prix
L'exploiteur tira chair des hommes d'ici
Des tombes j'entends maudire les chantiers
Ces vies de misères n'avons point méritées.
En Outaouais, on bâtit et on clâme
La montée du gouvernement d'un grand pays
Par verte Gatineau il protège ses acquis
Sur une région qui dépend beaucoup trop de lui
J'entends l'Outaouais à l'oreille me glisser
« Dans la Chaudière s'embrouille votre identité »

En Outaouais, j'irai crier mon âme
Nous sommes tous fils et filles à poursuivre ce pays
J'irai crier mon âme car d'Outaouais je suis
Au Portage me dois retourner aujourd'hui
J'entends l'Asticou tout bas me rappeler
« La rivière s'écoule vers votre destinée »

J'irai crier mon âme car d'Outaouais je suis
Au Portage me dois retourner aujourd'hui.

L'Asticou selon Joseph Bouchette en 1824

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